Prix moyens des loyers à Londres en 2026 : la carte réelle des quartiers
En 2026, le loyer moyen à Londres affiche des écarts records : de moins de 1 100 £ par mois dans certains arrondissements périphériques à plus de 2 800 £ dans les zones les plus centrales. Les chiffres officiels confirment une ville à plusieurs vitesses.
Ces différences ne sont pas marginales : elles redessinent la carte résidentielle londonienne. Voici, données à l’appui, où les loyers baissent, stagnent ou explosent selon les quartiers.
La réalité est plus dérangeante — et plus intéressante. Londres n’est plus une ville « chère » mais une ville fracturée, où deux rues peuvent représenter 1 000 £ de différence par mois. Comprendre cette fracture est aujourd’hui la seule manière rationnelle de louer.

Les loyers à Londres en 2026 : ce qui a vraiment changé
Après l’explosion post‑pandémie et la crise du coût de la vie, le marché locatif londonien a basculé dans une nouvelle phase. Les loyers ne chutent pas. Mais ils ne montent plus partout non plus.
Selon l’Office for National Statistics, la croissance des loyers à Londres a fortement ralenti fin 2025, avec une hausse annuelle bien inférieure à celle observée en 2022–2024. Certains quartiers ont même connu des baisses temporaires, un phénomène impensable il y a encore deux ans .
Mais cette « stabilisation » cache une vérité plus profonde : le centre ultra‑cher et la périphérie abordable ne sont plus les seuls choix. Les écarts se sont déplacés à l’intérieur même de Londres.
Les quartiers les plus chers de Londres en 2026
Sans surprise, le sommet du classement reste occupé par les mêmes noms. Mais les chiffres racontent une histoire plus précise.
- Kensington & Chelsea : ~3 600 £/mois
- Westminster : ~3 250 £/mois
- Camden : ~2 800 £/mois
- Islington : ~2 700 £/mois
- Hammersmith & Fulham : ~2 750 £/mois
Ces chiffres, publiés par l’ONS à l’été 2025, restent la base de référence utilisée début 2026 par les agences et propriétaires .
La différence majeure avec 2023 ? Ces loyers progressent beaucoup plus lentement. Dans certains micro‑marchés, la négociation est redevenue possible — à condition d’être informé.
Les quartiers où le loyer moyen reste (relativement) abordable
C’est ici que l’idée reçue s’effondre. Londres n’a pas « plus de logements abordables », mais elle a déplacé l’abordabilité.
- Bexley : ~1 485 £/mois
- Havering : ~1 520 £/mois
- Sutton : ~1 520 £/mois
- Croydon : ~1 525 £/mois
- Barking & Dagenham : ~1 630 £/mois
Ces quartiers affichent des loyers bien en dessous de la moyenne londonienne, estimée à environ 2 250–2 300 £ par mois fin 2025 .
Mais le vrai levier n’est pas seulement le prix : c’est le rapport transport / loyer. Plusieurs zones de l’est et du sud‑est offrent désormais un meilleur compromis que des quartiers historiquement « centraux ».
Pourquoi deux locataires paient des loyers radicalement différents
La majorité des futurs locataires regardent le loyer affiché. Les locataires avertis regardent autre chose.
En 2026, le prix réel d’un appartement dépend de trois facteurs invisibles :
- La proximité d’une ligne Elizabeth Line ou Overground
- Le niveau de nouvelles constructions locatives dans le quartier
- La pression réglementaire sur les propriétaires (DPE, fiscalité)
C’est pour cette raison que certains quartiers de Londres ont vu leurs loyers stagner, voire reculer légèrement, alors que d’autres continuent de grimper malgré la crise .
Peut‑on espérer une baisse des loyers à Londres en 2026 ?
La réponse honnête est non — mais pas pour la raison que vous pensez.
Les analystes s’accordent sur une chose : la pénurie structurelle de logements empêche toute baisse généralisée. En revanche, la croissance attendue pour 2026 se situe entre 1 % et 3 %, bien loin des hausses à deux chiffres du passé .
Autrement dit, le marché ne devient pas plus gentil. Il devient plus stratégique.
Comment trouver un logement abordable à Londres aujourd’hui
En 2026, chercher « le quartier le moins cher » est une erreur. Il faut chercher le mauvais moment dans le bon quartier.
- Surveillez les biens listés depuis plus de 30 jours
- Ciblez les zones où l’offre locative augmente
- Négociez sur la durée du bail, pas seulement le loyer
Le logement abordable à Londres n’a pas disparu. Il s’est caché derrière l’information.
Au début de cet article, Londres semblait uniformément inaccessible. Maintenant, vous voyez la carte réelle : une ville où le loyer n’est plus une fatalité, mais une équation.






